Les sept récits du recueil « Le Rideau » révèlent le quotidien de deux familles – l’une juive, l’autre non – aux Pays-Bas durant l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Chacun met en lumière un aspect particulier de la vie ; tous montrent comment l’existence de chacun a basculé, à jamais. Quatre récits s’inspirent des souvenirs de l’auteur concernant sa propre famille non juive : l’amitié d’Henry avec un adolescent juif ; le conflit entre son antipathie personnelle et la nécessité d’apporter de l’aide ; la détermination des parents Schogt à faire ce qui est juste ; les difficultés à composer avec une tante sympathisante du nazisme. Ces histoires évoquent le caractère aléatoire de la survie et la nature insaisissable de la mémoire.
Quant à la famille juive, trois récits tirés des souvenirs de l’épouse et de la famille de l’auteur illustrent la situation déconcertante de devoir prendre des décisions cruciales, impossibles à prendre, face à des décrets confus et mensongers. La famille doit composer avec la chance – ou son absence – de trouver refuge après avoir été chassée de chez elle, et avec les incohérences troublantes de la collaboration des autorités et de la police néerlandaises avec les nazis.
« Le Rideau » met en lumière la différence entre les options offertes aux Juifs et aux non-Juifs aux Pays-Bas. Les non-Juifs pouvaient librement choisir de résister activement aux Allemands, de collaborer avec les nazis, ou de ne rien faire et de tenter de mener une vie normale malgré les restrictions de guerre. Les Juifs néerlandais, en revanche, n’avaient pas le choix : quoi qu’ils fassent, quelles que soient leurs décisions, leur sort était scellé, et il arrivait souvent que certains survivent, le fruit du hasard. Une brève introduction sur les années de guerre et une annexe présentant une chronologie des décrets, des événements et des statistiques éclairent le contexte de ce poignant récit autobiographique de ces années troublantes d’occupation allemande aux Pays-Bas.
The seven stories in The Curtain reveal how two families — one Jewish, one non-Jewish — fared in the Netherlands during the German occupation in World War II. Each highlights a specific aspect of life; all show how life changed for everyone, and forever. Four stories are based on the author’s memories of his own non-Jewish family: Henry’s friendship with a Jewish teenager; the conflict of personal antipathy with the realization that help must be provided; the Schogt parents’ determination to do the right thing; the difficulties of coping with an aunt with Nazi sympathies. These are stories about the randomness of survival and the elusive nature of memory.
For the Jewish family, three stories drawn from the memories of the author’s wife and family demonstrate the bewildering situation of trying to make impossible life-determining decisions when faced with confusing and deceitful decrees. The family must struggle with the luck — or absence thereof — of finding refuge when forced from their homes, and with the perplexing inconsistencies of the collaboration of Dutch authorities and police with the Nazis.
The Curtain emphasizes the difference between the options that were open to non-Jews and Jews in the Netherlands. Non-Jews could freely choose whether to actively resist the Germans, collaborate with the Nazis, or just to do nothing, and try to live a normal life in spite of wartime restrictions. Dutch Jews, on the other hand, did not have a choice — whatever they did, whatever decisions they made, they were doomed, and it often seemed, when someone survived, just simple luck. A short introduction about the war years and an appendix with a chronology of decrees, events, and statistics, provide background information for this haunting memoir of those disturbing years during the German Occupation in the Netherlands.